Placebo Wordz, paroles et traductions des chansons de Placebo

Paroles et traduction de Protect Me From What I Want (Sleeping With Ghosts)

26 Avril 2007 , Rédigé par Placebo Wordz, Paroles et traductions Publié dans #Sleeping With Ghosts - Placebo

Protect Me From What I Want
(Sleeping With Ghosts)
Paroles et traduction
PLACEBO

Sleeping With Ghosts - Placebo

Paroles Placebo - Traduction Pam

Protect Me From What I Want

It's the disease of the age
It's the disease that we crave
Alone at the end of the rave
We catch the last bus home
Corporate America wakes
Coffee Republic and cakes
We open the latch on the gate
Of the hole that we call a home

Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me, protect me

Maybe we're victims of fate
Remember when we'd celebrate
We'd drink and get high until late
And now we're all alone
Wedding bells ain't gonna chime
With both of us guilty of crime
And both of us sentenced to time
And now we're all alone

Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me, protect me

Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me, protect me

Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me, protect me

Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me, protect me

Protect me from what I want
Protect me from what I want
Protect me, protect me
Protège Moi De Ce Que Je Désire

C'est le mal du siècle
C'est le mal que l'on désire à tout prix
Seuls à la fin de la rave
On chope le dernier bus
L'Amérique du fric s'éveille
Coffee Republic et gateaux
On ouvre le loquet de la grille
Du taudis qu'on appelle maison

Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi protège-moi

Peut-être que nous sommes victimes du destin
Souviens-toi quand on faisait la fête
On buvait et on se défonçait jusque tard
Et maintenant nous sommes tout seul
Les cloches du mariage ne sonneront pas
Etant tous deux coupables de crime
Et tous deux condamnés à vie
Et maintenant nous sommes tout seul

Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi protège-moi

Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi protège-moi

Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi protège-moi

Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi protège-moi

Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi de ce que je désire
Protège-moi protège-moi


Annotations
Corporate America : c'est une expression qui décrit l'univers des firmes Américaines, c'est également une expression que l'on utilise de manière interchangeable avec "Wall Street" qui désigne le marché financier américain (dans ce cas cela correspond au marché des grosses firmes américaines en opposition avec le terme "Main Steet" qui correspond aux petits commerces, et entreprises familiales).

Coffee Republic : il s'agit d'une chaîne de "cafés" en Angleterre.

Sentenced to time : dès le début, nous avons traduit cette phrase par "condamnés à vie", mais il est possible que ce vers ne soit finalement pas si dramatique. En fait on rencontre souvent l'expression juridique "Sentence to time served" qui signifie être condamné à une peine de prison équivalent au temps déjà passé en prison avant le jugement (littéralement c'est "être condamné au temps déjà effectué"), mais lorsque l'on n'est pas face à ce cas de figure particulier, cette phrase, "sentenced to time" est toujours suivie de "in prison/in custody" (littéralement c'est être condamné à passer du temps en prison/en détention").
L'absence ici de
"in prison/in custody" pourrait vouloir dire être condamné au temps (sous-entendu au temps qui reste), mais ça peut tout aussi bien vouloir juste dire "être condamné", mais comme "condamné à vie" a une connotation dramatique non négligeable et que ça va bien avec l'ambiance de la chanson, on l'a gardé !


Remarque : C'est Simon Breed (le chanteur du groupe dans lequel jouait Steve Hewitt avant de rejoindre Placebo), qui joue de l'harmonica sur ce morceau.


Protect Me From What I Want a été adapté en français par Virginie Despentes sous le titre Protège Moi.


Ce qu'en dit Brian Molko :

Article en français

"Pour moi, c’est l’étude du besoin pathologique que les gens ont de copuler, la recherche d’un sens à la copulation. Comme si les célibataires ou les monogames étaient des extraterrestres. Comme si nous n’étions un qu’en étant deux. La chanson évoque le fait qu’une relation m’a détruit mais je ne peux pas m’empêcher d’en chercher une autre... Pourquoi est-ce que j’en reviens toujours à ça ?"

Brian Molko, Rock & Folk n°428 avril 2003

Source : mysweetplacebo.fr.st



Article en français
"Je l'ai composée pendant Black Market Music en même temps que I'll Be Yours. Ce sont deux chansons qui se vomissent, qui sont sorties de moi sans que je m'en rende compte. A l'époque j'étais fragile. J'étais empêtré dans un divorce douloureux et j'avais besoin de l'exprimer. Ma vingtaine ressemble à une seconde adolescence. Comme j'ai grandi au Luxembourg et qu'il n'y avait rien à y foutre, quand j'ai signé le contrat Placebo, j'ai fait ma crise. Maintenant, j'en sors, je me sens mieux, je suis heureux. Ce n'est pas nécessairement parce que je viens d'avoir 30 ans, mais plutôt parce que je me sens moins naïf, un petit peu plus habitué à gérer mes émotions. J'ai l'impression qu'il y a un âge où nos corps se remettent beaucoup plus difficilement des abus. Particulièrement quand on est dans un groupe de rock où c'est presque de rigueur d'être bourré, d'être décadent. Pour être honnête, ça m'intéresse de moins en moins."

Brian Molko, Les Inrockuptibles N°382 : Mars-Avril 2003

Source : Les Inrocks




Article en anglais
Brian: "Written when I was hurting deeply and coming out of a very self-destructive relationship, hence the creepy atmosphere".

Article en français
Brian : "Ecrite alors que je me sentais profondément blessé sortant d'une relation sentimentale vraiment auto-destructrice, d'où l'ambiance déplaisante."

Brian Molko, interview, Rock Sound, Avril 2003

Source : The End



Article en français
Francis Zegut : Alors pourquoi ça s'arrête si brutalement? Un peu comme I want you (she's so heavy) des Beatles...

Brian Molko : C'était l'idée de Jim Abbiss c'était...ben j'ai une métaphore, c'est assez cru, mais je ne vais pas la dire à la radio...

Francis Zegut : Si si je t'en prie, vas-y il est 23H passées.

Brian Molko : Ben c'est quand on retire le doigt de ton cul, ça fait un petit peu comme ça...

Francis Zegut : D'accord, Ok...donc c'était une belle métaphore (rires). Il y a une autre métaphore en français qui dit: "je vais te passer la grotte au Karsher".

Brian Molko : (rire) je ne la connaissais pas celle la...

Francis Zegut : Ok. Et la genèse de ce titre de cet album qu'on vient d'entendre extrait de l'album ?

Brian Molko : Elle a été écrite tout à la fin de la session de Black Market Music et c'était plutôt une chanson "exorcisme" ...c'est des chansons qui se présentent, que tu vomis presque, sans avoir vraiment beaucoup de boulot à faire intellectuellement et d'écriture dessus , quand tu as quelque chose en toi qui est tellement insupportable qu'il faut que tu ressortes ça, et on était en train de faire de la musique alors c'était naturel pour moi de faire sortir ces émotions de cette façon là. C'était une sorte d'exorcisme, une sorte de thérapie je suppose.

Brian Molko, Pop Rock Station, RTL2, 28 mars 2003

Source : Cut Placebo Here



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Thomas 26/02/2008 00:39

Merci, j'avais pas pensé à regardé directement à la source.

Thomas 24/02/2008 01:03

Je me souviens d'une interview chez Zegut dans laquelle Brian comparait la fin brutale de la chanson avec la sensation "d'un doigt que l'on te retire du c**". Vous n'auriez pas l'interview, ça date surement de 2003 ?
Thomas

Pam 24/02/2008 12:48

Effectivement, je me souviens de cette interview, fais un tour sur la page d'interviews de RTL2, elle  y est peut-être encore : http://www.rtl2.fr/musique/interviews.asp