Placebo Wordz, paroles et traductions des chansons de Placebo

Paroles et traduction de Burger Queen (Without You I'm Nothing)

11 Octobre 2008 , Rédigé par Placebo Wordz, Paroles et traductions Publié dans #Whithout You I'm Nothing - Placebo

Burger Queen
(Without You I'm Nothing)
Paroles et traduction
PLACEBO

Without You I'm Nothing - Placebo

Paroles Placebo - Traduction Pam

Adaptation en français par Nicholas ELLIOT : Burger Queen version française

Burger Queen

Slightly bemused
By his lack of direction
Hey you, hey you
Came to this world
By caeseran section
Hey you, hey you
Chooses his clothes to match
His pallid complexion
Hey you, hey you
Now it takes him all day
Just to get an erection

Hey you
Things aren't what they seem
Makes no sense at all
Things aren't what they seem
Makes no sense at all

Goes out to cruise
And to meet his connection
Hey you, hey you
He never scores
He just gets an infection
Hey you, hey you
Dreams of a place
With a better selection
Hey you, hey you
Still it takes him all day
Just to get an erection
Hey you, hey you

Things aren't what they seem
Makes no sense at all
Things aren't what they seem
Makes no sense at all
Things aren't what they seem
Makes no sense at all
Things aren't what they seem
Luxemburger Queen
He's a Burger Queen

Slightly bemused
By the total rejection
Hey you, hey you
Came to this world
By caesarean section
Hey you, hey you
Dreams of a place
With a better selection
Hey you, hey you
Dreams of a face
That is pure perfection
Hey you

Things aren't what they seem
Luxemburger Queen
Luxemburger Queen
Luxemburger Queen
He's a Burger Queen.
Burger Queen

Quelque peu perplexe
Face à son manque de direction
Hé toi, hé toi
Venu au monde
Par césarienne, une opération
Hé toi, hé toi
Il assortit ses vêtements à
Sa pâle carnation
Hé toi, hé toi
Mais ça lui prend la journée
Juste pour avoir une érection

Hé toi
Les apparences sont trompeuses
Ça n'a aucun sens
Les apparences sont trompeuses
Ça n'a aucun sens

Il sort pour draguer
Et rencontrer son contact
Hé toi, hé toi
Il n'a jamais de succès
Il chope juste une infection
Hé toi, hé toi
Il rêve d'un endroit 
À la meilleure sélection
Hé toi, hé toi
Ça lui prend toujours la journée
Juste pour avoir une érection
Hé toi

Les apparences sont trompeuses
Ça n'a aucun sens
Les apparences sont trompeuses
Ça n'a aucun sens
Les apparences sont trompeuses
Ça n'a aucun sens
Les apparences sont trompeuses

Travelo Luxembourgeois
Il est un Burger Queen

Quelque peu perplexe
Face à cette totale exclusion
Hé toi, hé toi
Venu au monde
Par césarienne, une opération
Hé toi, hé toi
Rêve d'un endroit 
À la meilleure sélection
Hé toi, hé toi
Rêve d'un visage 
Qui est pure perfection
Hé toi

Les apparences sont trompeuses
Travelo Luxembourgeois
Travelo Luxembourgeois
Travelo Luxembourgeois
Il est un Burger Queen.


Annotations
Pour cette traduction nous avons essayé au maximum de conserver les rhymes en "-ion", ce qui explique le choix de certaines tournures de phrase.

Things aren't what they seem
: il s'agit d'une expression anglaise dont l'expression française correspondante est tout simplement "les apparences sont trompeuses", littéralement cela se traduit par "Les choses ne sont pas ce qu'elles paraissent (être)".


Connection :
un contact, sous-entendu un trafiquant de drogue, un dealer. Nous avons choisi de garder le mot "contact" pour conserver l'idée d'utiliser un mot qui a un sens très général comme "connection" en anglais, mais qui utilisé ici, ne laisse aucun doute sur sa signification réelle vu le contexte de la chanson.

Queen : il s'agit d'une expression péjorative pour désigner un homme homosexuel, en particulier ceux qui se travestissent, d'où le choix du mot travelo pour la traduction.

Burger Queen : il s'agit d'un jeu de mot entre le nom de la célèbre chaine de restauration rapide Burger King, le mot queen et le Luxembourg où Brian Molko et Stefan Olsdal ont passé leur adolescence (voir ce qu'en dit Brian Molko un peu plus bas). Nous avons donc choisi de ne pas tenter une traduction qui n'aurait de toute façon eu aucun sens.


Suit sur cette piste, après un blanc d'une dizaine de minutes, apparaît Evil Dildo, chanson dans sa grande majorité instrumentale.


Il existe une version française de cette chanson traduite par
Nicholas ELLIOT :
Burger Queen version française


Ce qu'en dit Brian Molko :
MàJ
Article en français

(A propos de Mars Landing Party)
On jammait sur Girl From Ipanema et on a enregistré le résultat en une prise. On a trouvé ça marrant et j'ai décidé d'ajouter ces mots ridicules. C'est une blague et je ne vois pas pourquoi on n'aurait pas le droit de faire ça... Parce que nous sommes Placebo ? Quand nous avions un peu de temps en studio, on s'amusait à faire une version lounge de Burger Queen... Je prenais Claude Nougaro comme principale source d'inspiration et on a rebaptisé le morceau... La Pédale Luxo... (Rires.) C'est juste une plaisanterie idiote.

Brian Molko,  Magic ! #23, octobre 1998

Source : Magic !



Article en anglais

"SS: Maybe your European upbringing allows you to get away with lyrics that you wouldn't have dared use if you'd been brought up speaking English in the UK or America. I'm thinking especially of those rhymes in 'Burger Queen'...

Brian: That's the whole point of a song like 'Burger Queen' sort of like structurally or if you're talking about it from a musical standpoint. The whole point of that song is to use a cheesy rhyme but to use words like infection, you know, connection, erection, you know. So it's subverting the cheesiness. It's like putting fuck and baby in the same verse.


SS: I bet it's also the first time caesarean section's been used in a pop song!

Brian: I know, I'm so, so proud of that. I'm so proud of that one. (laughs)

SS: Is that song based on a real person?
Brian: No, that one's kind of more of a story really. It's kind of about being in the wrong place at the wrong time you know and I guess you just finally... since we kind of grew up in Luxembourg - finally since we've written a song about it we can kind of forget about it now. But you know I think it's just... the play on Burger King, Burger Queen, Luxemburger, just kind of you know amused me when I first came up with it and along with 'My Sweet Prince' I think it's one of the saddest songs, but really beautiful, that we've written. I think there's a real beauty in our sadness you know when it goes down there there's something in it that really pulls at your heart, you know, and I don't know how we really achieve it but it's there. There always seems to be a tiny bit of hope at the end of it as well which is important."


Article en français

"SS : Peut-être que votre éducation européenne vous permet de vous en sortir avec des paroles que vous n’auriez pas osé utiliser si vous aviez été élevé en parlant anglais au Royaume-Uni ou en Amérique. Je pense en particulier à ces rimes dans ‘Burger Queen ‘…
Brian : C’est tout le but d’une chanson qui a cette sorte de structure comme ‘Burger Queen’, si vous parlez de ça d’un point de vue musical. Tout le but de cette chanson est d’utiliser un rythme cucu mais d’utiliser des mots comme infection, vous voyez, connection, érection, vous voyez. Donc ça vient corrompre le côté cucu. C’est comme mettre bébé et baiser dans le même vers.

SS : Je parie que c’est aussi la première fois que le terme césarienne est utilisé dans une chanson pop !
Brian : Je sais, je suis si, si fier de ça. Je suis vraiment fier de celle-là. (rires)

SS : Cette chanson se base t-elle sur une véritable personne ?
BM : Non, celle-ci est plus un genre d’histoire vraiment. C’est en quelque sorte à propos d’être au mauvais endroit au mauvais moment vous voyez et je suppose que finalement tu… étant donné que nous avons grandi au Luxembourg- au final comme nous avons écrit une chanson à propos de ça, on peut en quelque sorte oublier ça maintenant.
Mais vous voyez je pense que c’est juste… le jeu de mot avec Burger King, Burger Queen, Luxemburger, qui m’a en quelque sorte amusé quand j’ai sorti cette chanson et avec ‘My Sweet Prince’, je pense que c’est une des chansons les plus tristes, mais vraiment belle, que l’on ait écrites. Je pense qu’il y’a une réelle beauté dans notre tristesse vous savez quand ça descend là, il y’a quelque chose dedans qui te tiraille le cœur, vous voyez, et je ne sais vraiment pas comment on a accompli ça, mais c’est là. On a toujours l’impression qu’il y’a une petite pointe d’espoir à la fin aussi, ce qui est important."

Brian Molko, In conversation with Sally Stratton août 1998

Source : placeboworld.co.uk



Article en français
"J'ai toujours été un solitaire. C'est notre cas à tous les trois, nous avons passé l'adolescence enfermés dans nos chambres, à jouer de la musique. Et comme beaucoup de garçons de cet âge-là, je rêvais de devenir une star. Une ville comme Luxembourg peut être étouffante quand on cherche à se créer une identité. Je ne pouvais pas y être moi-même. Je m'y sentais isolé, loin des endroits où je voulais être. Il n'y avait aucun endroit où j'aurais pu m'exprimer, trouver un écho. De cette mise à l'écart, j'ai tiré des chansons, Teenage Angst ou Burger Queen, car ça m'a fatalement transformé en voyeur. Ce qui n'est pas la position la plus enviable pour observer le monde."

Brian Molko, Les Inrockuptibles N°169 14 octobre 1998

Source : Les inrocks


Article en anglais
"It's really the worst you could ever be. A goth, gay and on smack in the worst place, Luxembourg. It's so sad."

Article en français
"C'est vraiment le pire que tu puisses jamais être. Un gothique, gay et accro à l'héroïne au pire endroit, Le Luxembourg. C'est si triste."

Brian Molko, Select, avril 1997

Source : placeboworld.co.uk


NEW
Article en français
Il y en aura au moins une, intitulée Burger Queen, sur le Luxembourg : avoir écrit sur ce sujet me dispensera peut-être d'avoir à en parler à l'avenir. C'est une chanson très calme, très triste...Le personnage que je mets en scène cumule les pires caractéristiques qu'on puisse avoir au Luxembourg : il est gay, goth et accro à l'héroïne... Quand j'en parle, ça me fait plutôt sourire. Mais je pense que ça donne une idée assez juste de ce que peut être la vie au Luxembourg. On reste quand même dans la fiction. Je ponctue d'ailleurs chacune des phrases du texte par un "Hey you !". Ce personnage, ça pourrait vraiment être chacun de nous. Il suffit d'être né un peu malchanceux, au mauvais endroit."


Brian Molko, Les Inrockuptibles, 1998

Source : Les inrocks


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Cate 30/05/2010 12:15



La Pédale Luxo façon Nougarro ? Si c'est pas une connerie, je serais curieuse d'entendre ça quand même !