Placebo Wordz, paroles et traductions des chansons de Placebo

Paroles et traduction de Johnny & Mary (Placebo - Reprise/Covers)

9 Mai 2007 , Rédigé par Placebo, Paroles et traductions Publié dans #Covers-Reprises - Placebo

Johnny & Mary
(Covers)
PLACEBO


Johnny & Mary

Paroles Robert Palmer - Traduction Nad

Johnny & Mary Johnny & Mary
Johnny's always running around,
Trying to find certainty.
He needs all the world to confirm,
That he aint lonely

Mary counts walls,
Knows he tires easily

Johnny thinks the world would be right,
If it would buy, truth from him.
Mary says he changes his mind,
More than a woman.

But she made her bed,
Even when the chance was slim.

Johnny says he's willing to learn,
When he decides, he's a fool.
Johnny say's he'll live any where,
When he earns time to.

Mary combs her hair,
Says she should be use to it.

Mary always hedges her bets,
She never knows, what to think.
She says that he still acts,
Like he's being discovered.

Scared that he'll get caught,
Without a second thought

Johnny feels he's wasting his breath,
Trying to talk, sense to her
Mary says he's lacking a real,
Sense of proportion
So she combs her hair,
Knows he tires easily

Johnny's always running around,
Trying to find certainty.
He needs all the world to confirm,
That he aint lonely

Mary counts walls,
Says she should be use to it.
Johnny est toujours à courir,
À la recherche de certitude
Il a besoin que le monde entier lui confirme
Qu’il n’est pas seul

Mary compte les murs,
Elle sait qu’il se lasse facilement

Johnny pense que le monde irait mieux,
S'il venait se fournir chez lui, en vérités.
Mary dit qu’il change d’avis
Plus souvent qu’une femme.

Mais elle fait son lit,
Même si les chances sont minces.

Johnny dit qu’il sera disposé à apprendre
Quand il décidera qu’il est idiot
Johnny dit qu’il ira vivre n’importe où,
Dès qu’il aura du temps pour ça.

Mary se coiffe, elle dit qu’à force
Elle devrait avoir l’habitude

Mary est toujours à couvrir ses arrières,
Elle ne sait jamais, quoi penser.
Elle dit qu’il continue de jouer la comédie,
Comme s’il était sur le point de percer.

Elle a bien peur qu'il se fera prendre,
Sans aucune hésitation

Johnny dit qu’il gaspille sa salive
À essayer de lui faire entendre raison
Mary dit qu’il manque cruellement,
De sens de la mesure
Donc elle coiffe ses cheveux,
Elle sait qu’il se lasse facilement

Johnny est toujours à courir,
À la recherche de certitude
Il a besoin que le monde entier lui confirme
Qu’il n’est pas seul

Mary compte les murs, dit qu’à force,
Elle devrait avoir l’habitude.




Annotations
Robert Palmer
Robert Palmer
, crooner britannique mondialement connu dans les années 70 et 80, et musicien adepte du mélange des genres a connu le succès en Europe en 1980 avec ce titre extrait de son 6ème album solo, Clues. Ceux qui ont connu les années 80 se souviendront aussi de la pub d'une certaine petite voiture d'un constructeur français que ce morceau a illustré. Robert Palmer est mort à Paris en 2003.






Ce qu'en dit Stefan Olsdal :

Article en français

Johnny and Mary de Robert Palmer. Là, on ne voit pas la connexion avec votre univers...

Stefan Olsdal : Quand on fait une reprise, l'idée n'est pas d'interpréter que des artistes qui nous sont proches mais des chansons qui nous ont marqués. Je n'aime pas tout ce qu'a pu faire Robert Palmer mais celle-ci fonctionne bien, elle est hyper entraînante. Brian n'arrêtait pas de fredonner l'air en studio, la seule façon de le faire cesser, c'était d'enregistrer la chanson !

Stefan Olsdal, Midi Libre, 27 octobre 2003

Source : Midi Libre


Ce qu'en dit Brian Molko :

Article en français
Et la reprise de Robert Palmer, Johnny & Mary, qui est sur le maxi de Taste in Men ?

Johnny & Mary c'est une histoire très très triste de gens qui sont ensemble mais qui regardent les murs, qui sont ensemble dans la solitude, c'est une relation qui n'est plus vraiment une relation… Ce n'est pas vraiment l'ambiance pub Renault… (la chanson originale avait servi de BO pour les pub du constructeur automobile dans les années 80 ndlr)

Brian Molko, Interview shamrock 2000

Source : esseclive.com



Article en français
"Bernard Lenoir : C'est un joke ou c'est… ?

Brian : Non, c'est une chanson qu'on a toujours aimée. C'est comme Steve a dit ça fait 10 ans que je la joue sur la guitare. C'est le seul solo de guitare que je connais que je puisse jouer. Et moi j'ai toujours voulu faire une version punk de Johnny & Mary. On pense que c'est une chanson assez " up ", mais si on écoute les paroles c'est assez déprimant. Ça parle d'un couple qui se parle plus, qui préfère regarder les murs que se parler, qui sont ensemble dans le silence. Et c'est assez triste. Et euhm, c'est souvent comme ça avec la dualité qui existe avec la musique de Placebo c'est, on vous séduit avec quelque chose de soniquement, avec un p'tit peu de son qui est " up ", et puis on vous donne des paroles peut-être qui sont un p'tit peu plus heavy."

Brian Molko, Interview radio France Inter C'est Lenoir, 5 septembre 2000

Source : France Inter




Article en anglais
JH: I was wondering how you chose your covers. What inspired you to do those particular songs?


BM:We're children of the ‘80s. We grew up with disco on the radio, and we grew up with mainstream ‘80s pop. But at the same time, we grew up with the birth of alternative and indie music labels. We grew up with the Smiths and the Cure, and the Pixies and Sonic Youth. What I find interesting about that decade as far as the mainstream music is concerned -- for example, take “Running Up That Hill” by Kate Bush, take “Babushka” by Kate Bush, take “Wuthering Heights” by Kate Bush. These are really fucking kooky, weird, pop songs. Take “Ashes to Ashes” by David Bowie. This is a really weird, avant-garde song. What I find interesting about that decade is that mainstream artists were trying to really push the boundaries of what pop was as far as they could, and had an avant-garde art approach to pop music. I think unfortunately, due to the proliferation of these popularity contests, which I believe to be the work of Satan -- and I'm talking about “American Idol” and all that nonsense -- which have no cultural value whatsoever. It should be called “Karaoke Idol.” Its sole reason for existence is to fill the pockets of the TV company and the record company that's going to get the winner. It's partly responsible for the cessation of an avant-garde approach to what pop music is. You go back even to something like “Rapture” by Blondie, my god! They almost invented rap music at that point. It was incredible that Debbie Harry would have a go at rapping about Fab Five Freddie. It's insane! I just don't think that the avant-garde spirit exists today. So when we cover songs, we have a tendency to go back to the ‘80s and cover songs which got us interested in pop music. That's why you've got “Johnny and Mary” by Robert Palmer, that's why you've got “Daddy Cool” by Boney M -- or “Running Up That Hill” for that matter. These are songs which remind us of our childhood and make us feel nostalgic, which is why we try to do something modern with them.
Article en français
JH: Je me demandais comment vous choississiez vos reprises. Qu'estce qui vous pousse à choisir ces chansons en particuliers ?

Nous sommes des enfants des années 80. On a grandit avec la disco à la radio et on a grandit avec la pop mainstream des années 80. Mais en même temps on a grandit avec la naissance des labels de musique indie et alternative. On a grandit avec les Smith et les Cure, et les Pixies et Sonic Youth. Ce que je trouve intéressant avec cette décénie en ce qui concerne la musique maintream --
par exemple, prends “Running Up That Hill” de Kate Bush, prends “Babushka” de Kate Bush, prends “Wuthering Heights” de Kate Bush. Ce sont vraiment des putains de chansons pop dingues et étranges. Prends “Ashes to Ashes” de David Bowie. C'est vraiment une chanson étrange avant-gardiste. Ce que je trouve intéressant avec cette décénie, c'est que les artistes mainstream essayaient vraiment de repousser les limites de ce qu'était la pop aussi loin qu'ils pouvaient, et avaient une approche artistique avant-gardiste de la musique pop. Je pense malheureusement qu'à cause de la prolifération de ces concours de popularité, qui sont pour moi l'oeuvre de Satan -- et je parle d'American Idol et toutes ces inépties-- qui n'ont aucune valeur culturelle quelle qu'elle soient. On devrait appeller ça "Karaoké Idol". Sa seule raison d'exister est de remplir les poches des compagnies de télévision et des maisons de disques qui vont récupérer le vainqueur. Ce genre d'emission est en partie responsable de l'arrêt d'une approche avant-gardiste de ce qu'est la musique pop. Tu prends quelque chose comme  “Rapture” de Blondie, Mon Dieu! Ils ont presque inventé la musique rap à ce niveau là. C'était incroyable que Debbie Harry essaye de rapper sur Fab Five Freddie. C'est insensé! Je pense qu'aujourd'hui l'esprit avant-gardiste n'existe plus. Donc quand on reprend des chansons, on a tendance à revenir dans les années 80 et reprendre des chansons qui ont fait que l'on s'est intéressé à la musique pop. C'est pourquoi vous avez “Johnny and Mary” de Robert Palmer, C'est pourquoi vous avez Daddy Cool” de Boney M -- ou “Running Up That Hill” du reste. Ce sont des chansons qui nous rapellent notre enfance et nous fait sentir nostalgiques, c'est pourquoi on essaye d'en faire quelque chose de moderne.

Brian Molko, Suicide Girls, 11 septembre 2007

Source : suicidegirls.com




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