Placebo Wordz, paroles et traductions des chansons de Placebo

Placebo, La Musicale à l'Olympia, le 08 juin 2009 : la review de Nad

25 Juin 2009 , Rédigé par Placebo Wordz, Paroles et traductions Publié dans #Les reviews de Nad & Pam

Les reviews de Nad & Pam


La Musicale à l'Olympia, le 08 juin 2009
PLACEBO



Placebo
But it's the last time I swear...

Il y a trois ans, j’avais promis qu’on ne m’y reprendrait plus.
Je n'ai jamais su tenir les promesses que je me fais. Pour autant, il ya bien longtemps que je ne suis plus dupe de mes « serments d’ivrogne ».

Il faut dire que le souvenir périssable laissé par la tournée Meds justifiait à lui seul tous les « plus jamais » que j’ai pu prononcer. J’ai eu quatres dates pour en juger. Au mieux, ils arrivaient à faire semblant d'être là.
En relisant les reviews que j’avais écrites pour les tous premiers concerts de la dernière tournée, j'ai une petite pointe de satisfaction vaine quand aujourd’hui Brian Molko et Stefan Olsdal me donnent raison, en ayant révélé l'envers du décor. Cette mésentente, cette envie qui les avait quitté et qui leur donnait l’impression selon leurs propres dires « d’aller à l’usine tous les matins », nous étions nombreux à l’avoir ressenti. N’en déplaise à certains « fans » en colère à l'époque qu’on puisse ne pas se pâmer à la simple apparition du groupe en chair et en os et occulter le reste.

Le départ de Steve Hewitt m’avait définitivement convaincu que ça n'en vaudrait plus la peine.

Mais je n’ai jamais su rester de marbre face à la sincérité.
J’ai comme tout le monde mon opinion sur les raisons qui ont pu amener ce changement de line-up, mais en toute objectivité, je trouve ce retour d’âme que l’on entend dans Battle For The Sun vraiment salutaire, même s'il n'est pas le meilleur album qu'ils aient fait. Mais un album sincère est déjà à moitié réussi. Celui ci l’est, et au f
inal c’est la seule chose qui m’intéresse. Laissons-les laver leurs torchons en privé.

Trop curieuse de voir à quoi ressemblait ce "nouveau Placebo" sur scène, leur talon d'Achille, j'ai visionné quelques shows récents de cette nouvelle tournée.
Et là, il faut bien l’admettre, ils ne nous avaient pas menti.

C’est très sensiblement mieux. Brian Molko est investit, et il semblerait qu'il soit enfin heureux de faire face à son public. Hallelujah.
Le nouveau batteur, Steve Forrest, la grande curiosité du moment, est, je l’admets aussi, une recrue de choix.
Du haut de ses 22 ans, avec son style mi-surfeur mi-metalleux qui jure tellement avec « le style Placebo », ce jeune homme a un charisme assez incroyable. C’est bien simple, la caméra, hapée par son énergie, est fixée sur lui presque autant que sur le leader.
Seul Stefan semble absent, lui qui à chaque concert que j’ai pu voir en 2006 semblait essayer de sauver les apparences en se donnant pour 3. Il nous inquiéterait presque.

C’est décidé (très tard certes), puisque l’occasion s’offre à moi, j’irai à l’Olympia.


Let me take you for a ride...


La première véritable surprise, c'est de n'avoir pas su remplir l’Olympia. Il était déjà sûr à ce moment là qu’ils devraient peut être renoncer à Bercy.

Par contre, je vais devoir me lancer dans la fosse. A la base, je ne suis pas amatrice, et pour un concert de Placebo, encore moins. De plus la soirée s’annonçait très longue.
Quatres groupes. Aïe.
Peu importe, je couperai la poire en deux.

Les deux premiers sets, nous les avons passés... ailleurs. Disons juste que je n’étais pas d’humeur à la découverte musicale ce jour là ! (je n'avais surtout pas envie de rester debout 4 heures dans un endroit à peine respirable).
A 20h15 on se dit qu'il faudrait peut être y aller, et 2 minutes plus tard nous entrons dans une salle presque vidée à l’entracte. Cool. On cherche d’abord un coin à l’écart, près des murs, pour y être tranquilles, mais le sol poisseux au point d’avoir du mal à en décoller les semelles nous a dissuadé de trainer par là. On avance un peu, et presque malgré nous, on se retrouve très près de la scène. Troisième rang je dirais. Difficile à dire, les deux premiers sont très condensés, et je préfère toujours me tenir à l'écart de ceux là.
A peine quelques minutes après entre Ghinzu. Aaaah !
Je suis fan. Chaque concert d’eux est pour moi une fête. Ils sont, il faut bien le dire, à 50% dans la raison de ma présence ce soir. 45 minutes c’est peu, mais c’est assez pour filer des complexes à n’importe quel groupe qui doit passer après.

Décidément, Placebo n’a pas droit à l’erreur ce soir.

Je ne sais pas combien de temps s’est écoulé entre Ghinzu et Placebo, mais là encore mon caractère impatient n’a pas beaucoup souffert.

Les voilà enfin.


It's the perfect place to start...


PlaceboL’entrée est pour le moins fracassante. Kitty Litter. Une invitation à une danse lascive. Certains y ont d’ailleurs très vite répondu.
Très bon morceau pour démarrer un live: chaud et puissant.
S’enchainent quelques uns des titres les plus énergiques du nouvel album. Ce ne sont pas mes préférés loin de là (Battle, Ashtray Heart, For What It’s Worth), mais il faut admettre qu’en live ils sont efficaces. Brian présente le groupe au bout d’une ou deux chansons et salue le public. Il est bien plus nerveux qu’il ne l’était lors des concerts que j’ai regardé quelques jours avant.
Il me semble même que pour Follow The Cops Back Home, il nous a fait de la soupe, et qu'il s'est embrouillé dans les paroles. Les caméras ne lui ont jamais vraiment réussi, on le sait. Mais heureusement, il finira par se détendre rapidement.
Grande nouvelle ! Stefan est en très grande forme.

Mais celui que j'observe, c’est le phénomène, la créature mi-homme mi-encre, derrière ses fûts. Il a décidément une énergie impressionnante. C’est un de ces batteurs qui cognent dur. Et j'aime ça.
PlaceboJ’adore Steve Hewitt, vraiment, mais la batterie puissante et saccadée de Robert Schultzberg m’a toujours manqué depuis son départ. Et à ce niveau là, Steve Forrest dépasse toutes mes espérances.
A partir du 5ème morceau, les choses se gâtent. On a droit à une série de titres sentimentaux qui ne serait pas déplaisante si elle ne donnait pas au couple d’exhibitionnistes à côté de nous l’opportunité de nous faire « profiter » de leurs préliminaires. Je supplierais presque que la série de guimauve s’arrête vite avant qu’ils ne se mettent à copuler à même le sol. On a beau dire, mais ça déconcentre.

PlaceboHeureusement Every You Every Me sonne le glas de leurs ébats. On repart pour un tour.
Le groupe est maintenant vraiment dedans, présent partout, devant ses micros, avec les autres membres du groupe, devant le public...

Suivent entre autres l'ovni Julien, un de mes morceaux préférés de l'album, avant Special Needs (et là j’ai une pensée toute particulière pour Pam), puis vient le déchirant Devil In the Details et ses plaintes qui vous arracheraient presque une larme. Arrive ensuite un Special K magistralement bien interprété, où Brian invite le public à faire les choeurs. Public qui suit bien volontiers.
Et ainsi de suite jusqu’à Song To Say (un faux) Goodbye avant le premier rappel.

Et là, ...Oh my God!!
Je n’ai jamais été fan d’Infrared, mais cette version nouvellement réorchestrée est tout simplement incendiaire. Un grand moment de scène. The Bitter End finit d’enflammer la salle.

Au deuxième rappel, la longue intro de Taste In Men nous a donné de faux espoirs. Mais finalement non, Stefan ne dansera pas pour nous. On lui pardonne, ils ont été excellents sur ce morceau. Tous sans exception. Brian a réussi, non sans mal  certes mais avec politesse (ce qui vous l'admettrez, n'est pas toujours son fort) à mettre toute la salle debout pour le grand final.

Rendez-vous le 9 juillet sur Canal... (voir la bande annonce)

We can build a new tomorrow...


PlaceboJe disais qu’il en fallait pour passer après Ghinzu, mais Placebo n’a pas eu à rougir de sa performance. Ils ont été plutôt bons. Et c'est un bond de comète au regard de la dernière tournée.
Steve donnait parfois l’impression que ses bras allaient se détacher à frapper aussi fort, presque en transe. Nos deux autres amis sont certes un peu plus sobres, mais le dosage est ainsi parfait.
Mention toute spéciale pour la voix de plus en plus puissante, émouvante et maitrisée de Brian Molko. Et les arrangements de scène qui sont impeccables.

Même si le Zenith de Paris n'est pas Bercy, et encore moins le Parc Des Princes (comme il en fut question un temps en 2006) et même s'ils ne sont peut être pas en mesure aujourd'hui de remplir de plus gros espaces, il faut bien avouer qu'ils n'ont jamais été plus aptes à enflammer une grande scène
qu'aujourd'hui.

Il est vrai que ce ne sont pas d’extraordinaires showmen, et ce n'est d'ailleurs pas ce qu'on  leur demande, ni ce qu'ils souhaitent être, mais ils ont enfin retrouvé leur place sur scène, et ils ont réussi à non pas faire du spectacle, mais un vrai grand concert, avec le cœur qu'il faut pour ça.
Il n’y a plus qu’à espérer que c’est parti pour durer...


Cette petite "régression" de Placebo, qui passe de Bercy au Zenith, n'est pas une mauvaise chose. Retrouver un groupe qui reprend là où les choses avaient commencé à se gâter est même plutôt bon pour tout le monde. Un peu comme si Placebo redécouvrait son public, et que le public redécouvrait son Placebo.
Le succès de Battle For The Sun nous promet d'ailleurs que ce qu'on aurait pu d'abord considérer comme un pas en arrière n'est en fait qu' un nouveau départ, sur des bases plus saines, et qu'ils seront bientôt de retour sur le devant de la (très) grande scène.

Reste à découvrir le winter tour, les décors, et je l'espère la nouvelle set list (car je n’aurais personnellement pas tout à fait choisi celle-ci) pour voir ce que cela peut donner avec un peu plus de consistance.
Mais pour ce qui concerne les ingrédients de base, tout y est, et de première qualité.

Comme quoi, il ne faut jamais dire...

Nad


Extrait du concert sur le site de Canal + : For What it's Worth

Photos : jd@soundofviolence.net


PLACEBO de A à Z

ACCUEIL

 

Partager cet article

Commenter cet article

Essila 07/05/2010 18:40



Ah mince! Oui elle a été coupée! Je renvois la suite! (heureusement que je l'avais sauvegardé :S)


 


Ensuite, petite pause avec la vidéo d'une danseuse sur pointe à moitié nue. A ce propos, c'est de la peinture qu'elle a sur le corps ou un espèce de
justaucorps très bizarre?
Le groupe revient sur scène avec leur futur (à l'époque)
nouveau single: Bright Lights (Avec les choeurs de Stefan "Bright lights and black holes" :D), Sepcial K (ambiance de folie, le public suivait vraiment, c'était génial!) et The Bitter End
(souvenirs, souvenirs... Pas de charabia à la fin, Brian se contentera de "See you at the bitter end"). 
Nouvelle pause, très courte, et la setlist se termine avec
Trigger Happy (pas mal du tout!), Infra Red (pas ma préférée, mais je ne crache pas dessus, oh non, pas du tout!) et Taste In Men (il ne me semble pas avoir vu Stef danser, mais en même temps
j'étais très mal placer pour le voir alors je sais pas. Quoiqu'il en soit ça m'a fait plaisir d'entendre une chanson de BMM :D). Salut du groupe et fin.

Depuis le début du concert pendant les chansons des vidéos
défilent sur les écrans derrière et le groupe. Mais je n'ai pas trop vu ce que c'était. Je ne me rappelle que d'un baiser assez langoureux entre deux personnes.

Je me suis rendue compte que Battle For The Sun est vraiment
excellent en live. Breathe Underwater, The Never-Ending Why et Julien m'ont laissé complètement essoufflée et, pardonnez-moi pour l'expression, sur le cul. Pareil pour Speak In Tongues. J'ai
redécouvert 20 years avec une nouvelle version, les "anciennes" (enfin ancienne, ça dépasse pas SWG quand même >

Essila 07/05/2010 15:28



J'avais parlé de le faire, mais je n'avais pas encore eu le
temps. Je profite de mon temps libre pour me lancer. Attention, grand texte en prévision, voici ma review :D





C'était mon 1er concert de Placebo, aussi je ne peux pas
comparer. Pour vous mettre dans le contexte, j'ai découvert Placebo avec SWG parce que mon père est fan, j'avais alors 9 ans. Je vous mentirai si je vous disais que je suis tout de suite devenue
fan. A vrai dire, il m'aura fallu attendre quelques années pour redécouvrir et apprécier ce groupe (grâce à l'album BMM). J'avais souvent entendu parlé de l'ambiance des concerts de Placebo. Les
avis mitigés en fonction des années et des dates m'avaient intriguée et j'avais envie de me faire mon propre avis sur la question. Un petit coup d'oeil sur la tournée et je me suis décidée à
acheter des places pour la ville la plus proche de chez moi: Lyon.





Alors, le 7 novembre 2009, me voilà en route pour la Halle
Tony Garnier. Je suis arrivée environ 1h/1h30 avant l'ouverture des portes. Il y avait déjà une queue énorme! Mais cela ne me dérangeait pas, je n'avais pas prévue de mettre au 1er rang. Je me
suis donc retrouvée au milieu du 10ème rang, plus ou moins en face du micro de Brian.


On trompe l'attente en regardant les short videos. Certaines
sont sympa, d'autres carrément bizarres! L'idée n'est pas mauvaise, mais je trouve que ça empêche l'excitation de monter.


La 1ère partie, Expatriate, n'était pas trop mal. Mais le
son était beaucoup trop fort. Sentir mon jean trembler sur mes chevilles à de quoi déconcentrer, enfin en ce qui me concerne. En bref, même si j'ai passé un plutôt bon moment, je n'en garde pas
un souvenir impérissable.





Entracte. Quelques bouts de vidéos d'Angkor Wat (je l'ai
écrit correctement?), avec un petit speech (en anglais) de Brian sur le traffic humain. Nouvelles short videos. Puis enfin tout s'arrête. Je peux sentir l'excitation et la tension monter d'un
coup. Un mouvement de foule m'entraine vers l'avant. Autour de moi j'entends crier "Placeboooooooooo" et autres cris diverses. Les lumières s'éteignent.


L'artwork de Battle For The Sun apparait et l'intro
commence. Le rideau tombe et c'est parti pour For What It's Worth. Personnellement, même si ce n'est pas ma préférée de l'album, je l'aime bien! Mais surtout, se retrouver pour la 1ère fois
devant le groupe qui vous a bercé inconsciemment (et consciemment aussi) pendant des années, ça fait quelque chose. Je ne saurais pas vraiment décrire ce que j'ai ressenti à ce moment là, surtout
que ça commence un peu à dater, mais c'était magique. J'étais à fond, je ne viens pas à un concert pour faire la figurante en général, mais à côté de moi c'était assez mou. Ca ne m'inquiète pas
trop. Après tout, ce n'est que la 1ère chanson, il leur faut peut être un peu de temps de chauffe. Et puis je vois que devant moi il y a l'air d'avoir pas mal d'ambiance. 


Au moment du passage "tétris", le message "Game Over Insert
a coin" s'inscrit sur les écrans. J'adore! A la fin de la chanson Brian nous gratifie d'un "merci" (heu... Tu nous dis pas bonsoir?!?- je sais, réflexion stupide, mais ça m'a perturbé >

Placebo Wordz, Paroles et traductions 07/05/2010 18:06



Merci Essila, par contre, à moins qu'il s'agisse d'un effet de style audacieux, je crains que ta review ait été coupée .

Pam



Essila 27/02/2010 15:03


Moi j'ai été à Lyon, je peux vous en faire une petite (pas forcément très objective mais je n'y peux rien^^) si ça vous dit


Placebo Wordz, Paroles et traductions 27/02/2010 15:57


Ne te gêne pas Essila


Emmanuelle 12/01/2010 11:40


Merci beaucoup pour cette review =) Elle était très complète et intéressante, ce fut un vrai plaisir de la lire !
A quand une review du winter tour ? Y avez-vous assisté ?


Placebo Wordz, Paroles et traductions 12/01/2010 20:41


Ravie que ça t'ait plu Emmanuelle, par contre, nous n'avons assisté à aucun concert du Winter Tour donc pas de review en stock ;) .


Mayghan 19/07/2009 23:37

Merci encore j'irai voir ça ; )Mayghan.