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Les reviews de Nad & Pam
BATTLE STORY, l'histoire de Battle For The Sun
PLACEBO
Que demander de plus?
L’histoire de Meds se terminait par cette question.
Après la tournée qui a suivi, on aurait pu répondre : de la sincérité, de l’envie, du respect, de l’humilité... et la liste pourrait être encore très longue si on s'y
mettait.
Quelque chose n'allait plus.
Mais qu’est-il arrivé à Placebo ?
1997. Placebo révolutionne la scène rock britannique, éblouit David Bowie et part en tournée avec U2.
2007. Placebo, groupe froid, prétentieux, miné de l’intérieur, arrête la tournée Meds par un Projekt Revolution Tour, festival itinérant à
travers les Etats-Unis et labellisé « Linkin Park », où le trio, visiblement amer, en est réduit à jouer les 1ères parties en plein après-midi devant des bancs clairsemés
et un public peu attentif.
Qui aurait cru après les flamboyants débuts que ce trio atypique finirait aux dernières nouvelles par une tournée éprouvante, humiliante, et presque fatale.
Dès la fin de l’été, des rumeurs, pas si infondées que cela, concernant des albums solos à droite à gauche apparaissent.
1er octobre 2007 : Steven Hewitt, le batteur depuis 11 ans, est prié de plier bagage. Pour causes de « divergences musicales et
personnelles » nous dit-on.
« Ce n’est pas qu’on ne l’aime plus » nous assurent-ils dans le communiqué officiel.
Ah ouais ?
Après les ventes décevantes de Meds, un album plein de titres efficaces mais tellement froid et impersonnel qu’il est considéré par beaucoup comme étant
tout simplement râté, après la fin de leur contrat en major, et après la séparation peu amicale d’avec le batteur Steve Hewitt, il semblait peu probable de contenir
l’hémorragie de fans qui courait déjà. Les anciens fans puristes du rock indé, les nouveaux fans jeunes et versatiles et les amoureux de Steve Hewitt ont quitté le navire
en masse.
La période Meds a été quasi-suicidaire. Dès la promo, et durant toute la durée de la tournée, le groupe n’a cessé de se montrer distant, pas très
heureux.
Si peu connaissaient les causes de ce malaise, beaucoup le ressentaient.
Une annonce laconique quelques mois plus tard. Steve ne fait plus parti du groupe.
Et maintenant ?
Suivent quelques mois de silence radio, où Stefan sort enfin son album avec Hotel Persona, son autre groupe, et où l’on pouvait tout imaginer (une séparation, des projets en solo, le retour d’un duo et non plus d’un trio...). L’improbabilité d’un
retour gagnant a fait son chemin dans l’esprit des fans et des moins fans.
Ce n’est qu’en aout 2008 qu’on nous présente Steve Forrest, le 3ème batteur. On est perplexe. Pourtant les
changements de line up dans les groupes de rock sont presque un passage obligé. Très peu n’en n’ont jamais connu, à croire qu’il est difficile dans ce milieu de garder une
cohésion entre les personnes. Mais en terme d’image, on ne peut pas vraiment dire que ce nouveau batteur colle parfaitement à « l’esprit Placebo ».
Évidemment, c’est une considération très superficielle. Mais difficile d’occulter cet aspect là quand il s’agit de Placebo. L’image est une part importante de leurs
préoccupations. Ces derniers temps, il semblait même que c'était leur seule préoccupation. Après tout, n’ont-ils pas tout fait pour nous faire croire à ce groupe seul
contre tous, vivant une relation quasi-fusionnelle et sans nuages, alors même que tout s’écroulait ? Peu de groupes communiquent autant sur eux-même, et sur la relation
des uns aux autres. Alors nous, bêtement, on y a cru. Nous avons donc observé l’arrivée du petit nouveau (22 ans à peine, tatoué, blond, californien) à ce poste très
précaire d’un œil sceptique.
Son baptême du feu a eu lieu au Cambodge, lors d’un concert pour la bonne cause, dans un lieu magique. En coulisse, le groupe prépare la sortie du sixième
album : photos pour la promo et pour le livret, documentaire pour la version deluxe etc... Placebo ne perd pas le nord, et organise son grand retour.
Tout le monde se pose la question : comment cet album va-t-il être accueilli ? On se doute que le groupe aussi se pose la même question.
Un accueil chaleureux ? rien n’était moins sûr. Il ne subsistait plus grand chose de la gloire passée de Placebo. Plus vraiment « indé », plus vraiment « très commercial
»... difficile de dire si ils seront encore beaucoup à les suivre. Et qui seront ceux qui les suivront ?
Un grand ménage s’imposait.
Nouvelle com’
Cela commence par la communication avec ce public encore présent malgré tout, et très longtemps négligé. C’est sur scène que le groupe, plus amène qu’à l’accoutumée,
présente ses nouvelles compositions, et sur un site officiel tout nouveau tout beau, il propose son premier extrait en téléchargement. Placebo semble enfin être entré dans
le nouveau millénaire.
On glane des écoutes à droite à gauche, et on est pas particulièrement ravi par ce qu’il nous ait donné d'entendre pour le moment.
Après une écoute exclusive sur le site officiel, nous pouvons enfin juger ce nouvel opus.
Une première impression mitigée, mais une impression générale plutôt bonne. A quoi cela tient-il ?
Pas à un ensemble homogène et parfait. Pas à la présence en nombre de tubes en puissance . Pas à une prise de risque réelle et à des compositions audacieuses non
plus.
Il y a du bon, du très bon, et du moins bon.
Ça sonne comme du Placebo en tout cas, pas de doute.
La vraie bonne surprise vient d’une certaine fraicheur. L’impression qu’il y a de nouveau de la sincérité dans ce que fait Placebo.
A la conquête du soleil?
Le morceau qui ouvre les hostilités est puissant, suave et chaud. Kitty
Litter séduit de suite.
On retrouve le groupe que l’on connait. La suite laisse plus d’interrogations. Des choeurs espagnols aux interludes tétris, en passant par des répétitions excessives, il y
a de quoi déstabiliser.
Et pourtant, au milieu de ces montagnes russes faites de frivolités, de bizarreries et de compositions laborieuses, il y a la lumière:
Devil In The Details, un très grand Placebo, beau à en pleurer, fort et sincère.
Speak In Tongues tout en poésie, caressante dans ses paroles et la voix de
Brian, admirable.
Puis vient le temps des chansons-thérapie, comme Bright Lights, Never Ending Why ou Breath Underwater. On s’image prendre une chaise, s’asseoir en face de Brian et
Stefan et les écouter vous faire le bilan de leur vie. Quelque chose d’apaisé s’en dégage, comme après un long sanglot.
Il y a, on s'en doute, le travail d'un psy derrière tout ça. Mais on revient souvent à de la noirceur, dans les textes surtout. Même quand le son est sautillant, il est
rarement question de bonheur. Ça reste du Placebo dans l’âme, et leur définition de l’optimisme est pour le moins qu’on puisse dire ...toute personnelle.
Julien n'est pas seulement noir, il est cruel. Et on en redemande.
Entre mélodies pop décomplexées qui vont comme un gant à la « nouvelle » voix de Brian, et confessions rédemptrices, on se surprend à avoir de nouveau envie de croire en
ce groupe qui semble sincèrement vouloir faire
peau neuve.
Comme un ciel après l'orage...
Nous n'avons pas trouvé le soleil de midi dans cette bataille, mais quelques éclaircies entre deux averses de printemps.
Un ondée de fraicheur sur cette mare de cynisme qu’était devenu ce groupe qui vieillissait mal.
L’album, parmi les cuivres beatlesiens de Kings Of Medicine, conclut
par
« I wouldn’t know where to begin » (je ne saurais par où commencer).
Je trouve qu’au contraire, ce n’est pas mal comme endroit pour tout recommencer.
Nad
PLACEBO de A à Z
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C'est une vision très personnelle, mais je comprends ceux qui aiment sans réserve. Ce serait d'ailleurs pas mal si chacun nous donnait sa propre vision de l'histoire de Battle For The Sun.

Merci AG
Nad
Je m'abstiendrai de developper la manière dont ils gèrent "l'affaire Steve Hewitt" parce que je trouve tous les commentaires de Brian vraiment lamentables (Quelle sont les qualités pour être batteur de Placebo ? "Ne pas être accro à la cocaïne", je crois bien que j'avais envie de le claquer sur le moment enfin bref).
Je trouve aussi qu'on dirait bien que le psy est passé par là, Brian le reconnait lui-même sur Breathe Underwater il me semble.
Globalement ma vision de cet album rejoint la tienne, j'ai eu très peur avec Ashtray Heart, For What It's Worth et Battle For The Sun, mais finalement, c'est une agréable surprise qu'ils nous ont préparé, Kings of Medicine est une vraie réussite, Speak in Tongues est vraiment géniale, le texte de devil In The Details est parfait, l'ambiance malsaine de Julien donne l'impression de retourner le couteau dans une plaie, vraiment hormis les premiers titres proposés j'aime le reste de l'album (et je suis nulle pour faire des reviews lol ).
Pour "l'affaire Hewitt", il est fort possible qu'on revienne dessus. En effet, on a de plus en plus de mal à digérer le discours de Brian, et cette interview d'Arras a été de trop.
Tout le monde semble avoir accepté Steve Forrest. Il est doué, très doué même, il est agréable à voir sur scène (même si certains diront qu'il s'agite pour pas grand chose, mieux vaut un chien fou qu'une limace en face de soi), puis il est adorable avec les fans.
Je ne ferai pas de commentaires sur son physique fort avantageux (si, je le fais
Bref, pourquoi ne pas laisser les choses comme elles sont, puisque ça se passe bien? pourquoi revenir sur Steve Hewitt et ses "soi-disant" problèmes (on rappelle quand même qu'on a toujours pas la version de Steve, et que certains ne sont pas convaincus que la décision ne vienne pas de lui)? Pourquoi cracher son venin? Si j'avais pu, je crois que je l'aurais tué à ce moment là!!!
Nad
Alors je suis d'accord avec toi Nad c'est pas bien de cracher son venin comme ça. Méchant Molko! (mais il ne faut pas oublier qu'il se donne toujours une image de mauvais gars aussi) Bon je préfère quand même ne pas trop juger ce qui se passe sur cette histoire, c'est vrai on n'a pas la version de M. Hewitt (qui pour moi était un excellent batteur) et je désespère de l'avoir de plus en plus. Molko est ce qu'il est, j'ai envie de dire qu'il n'est pas forcément, et j'en suis sûr, lui-même dans les interviews... il se donne le beau rôle et je pense qu'il a raison d'en profiter puisqu'il est plus médiatique que Hewitt actuellement en tout cas (ce serait bête de sa part non?). Cela ne veut pas dire qu'il a raison de le faire loin de là mais bon je le défends un peu car j'ai l'impression que personne ne le fait!!
Sinon j'ai lu y a pas longtemps un com où Nad tu disais que Come Undone a été d'après toi composée en dernière de l'album. Je ne suis pas d'accord!!
En tout cas sympa petite review, j'attends le track by track avec impatience, je suppose que y a beaucoup à dire. Et j'adore cette nouvelle rubrique "Blabla". J'ai hâte pour la suite.
@ bientôt,
Kévin
J'ai comme qui dirait l'impression que tu te fous de moi en parlant de "nasty Molko"
Pour Come Undone, je ne crois pas en fait qu'elle a été la dernière écrite de l'album. J'ai juste dit ça pour souligner son côté bâclé et pas très travaillé mais je le répète, ce sont nos opinions, et elles sont un point de départ à la discussion.
Nad
Je te taquine un peu Nad! Heureusement que vous avez un opinion avec Pam sinon c'est clair qu'il n'y aurait aucune discussion... ce serait trop tristounet!!! Je pourrais pas m'amuser à vous contredire.
Et ok je suis partant pour défendre Molko une prochaine fois^^ (sauf s'il est trop méchant faudrait pas exagérer quand même!). C'est pas dépassé les preux chevaliers?? c'est dingue ça!!
Bye
Kévin
Mais nan Sir Kévin, on ne va pas amener Brian à l'échaffaud, qui nous ferait rire sinon???
On ne le tuera pas, sauf s'il s'en prend à Steve II !! dans ce cas on ne répondra plus de rien!!
Nad
Sinon pour Mr Steve Forrest, malgré ma réticence quand je l'ai vu (O_O il sort d'où lui ??? lol), je suis contente qu'il fasse partie du groupe, il redonne de l'énergie,et puis je trouve qu'il n'essaye pas à tout prix de "remplacer " Steve Hewitt, il est naturel et on croirait presque qu'il a toujours été là.
Attention quand même, critiquez pas trop mon pauvre ti Brian parce que moi aussi jvais venir à sa rescousse
Enfin on peut pas vous en vouloir d'être objectives (moi je ne le suis pas), et franchement y'aurait pas d'intérêt si vous ne l'étiez pas!
Je suis globalement d'accord avec la review de Nad et les commentaires (je suis une grosse bulle d'amour béni oui oui quoi).
. Et pour répondre à cette question au combien capital : si, Molko fume toujours, et c'est vrai que comme tu le dis c'est trop un bad boy parce qu'il fumait dans un endroit où y avait une grosse pancarte d'interdiction (il a même fait signe à la caméra qui fait le blog vidéo de Stefan pour que ce soit filmé ; ben oui quoi, ça sert à rien d'être un rebelle si y a personne pour le voir !).
Par contre, moi j'aime bien le côté simplet de Come Undone ; j'adore pas mais j'aime bien.
@ Kevin : t'inquiète pas, quand Brian sera vraiment méchant, je prendrais le relais pour le soutenir
Pam
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Ouais mais attendez! Y'avait des fulmigènes à proximité. Ils risquent leurs vies mais ils s'en foutent quoi! C'est des oufs dans leurs têtes!!! Même les lois anti-tabac, ça leur fait pas peur!!!
Nad
Je vois que Nat l'a fait remarqué dans se review et en même temps comment ne pas le remarquer, mais la voix de Brian a bien changé depuis l'album Meds même si déjà sur certain titre de cet album on retrouve les mêmes tonalités que sur Battle, d'après vous c'est à cause de la clope ou il a juste expérimenté une nouvelle façon de chanter?
Je suis consciente que ma question est sans intérêt mais ça m'a perturbé quand même...
(Sorry pour mes commentaires inutiles mais bon j'aime bien =D)
Pam