Placebo Wordz, paroles et traductions des chansons de Placebo

BATTLE STORY, l'histoire de Battle For The Sun

8 Juillet 2009 , Rédigé par Placebo Wordz, Paroles et traductions Publié dans #Les reviews de Nad & Pam

Les reviews de Nad & Pam


BATTLE STORY, l'histoire de Battle For The Sun
PLACEBO

Placebo

Que demander de plus?

L’histoire de Meds se terminait par cette question.
Après la tournée qui a suivi, on aurait pu répondre : de la sincérité, de l’envie, du respect, de l’humilité... et la liste pourrait être encore très longue si on s'y mettait.

Quelque chose n'allait plus.




Mais qu’est-il arrivé à Placebo ?


1997. Placebo révolutionne la scène rock britannique, éblouit David Bowie et part en tournée avec U2.
2007. Placebo, groupe froid, prétentieux, miné de l’intérieur, arrête la tournée Meds par un Projekt Revolution Tour, festival itinérant à travers les Etats-Unis et labellisé « Linkin Park », où le trio, visiblement amer, en est réduit à jouer les 1ères parties en plein après-midi devant des bancs clairsemés et un public peu attentif.
Qui aurait cru après les flamboyants débuts que ce trio atypique finirait aux dernières nouvelles par une tournée éprouvante, humiliante, et presque fatale.
Dès la fin de l’été, des rumeurs, pas si infondées que cela, concernant des albums solos à droite à gauche apparaissent.
1er octobre 2007 : Steven Hewitt, le batteur depuis 11 ans, est prié de plier bagage. Pour causes de « divergences musicales et personnelles » nous dit-on.
« Ce n’est pas qu’on ne l’aime plus » nous assurent-ils dans le communiqué officiel.
Ah ouais ?

Après les ventes décevantes de Meds, un album plein de titres efficaces mais tellement froid et impersonnel qu’il est considéré par beaucoup comme étant tout simplement râté, après la fin de leur contrat en major, et après la séparation peu amicale d’avec le batteur Steve Hewitt, il semblait peu probable de contenir l’hémorragie de fans qui courait déjà. Les anciens fans puristes du rock indé, les nouveaux fans jeunes et versatiles et les amoureux de Steve Hewitt ont quitté le navire en masse.
La période Meds a été quasi-suicidaire. Dès la promo, et durant toute la durée de la tournée, le groupe n’a cessé de se montrer distant, pas très heureux.
Si peu connaissaient les causes de ce malaise, beaucoup le ressentaient.
Une annonce laconique quelques mois plus tard. Steve ne fait plus parti du groupe.

Et maintenant ?



Suivent quelques mois de silence radio, où Stefan sort enfin son album avec Hotel Persona, son autre groupe, et où l’on pouvait tout imaginer (une séparation, des projets en solo, le retour d’un duo et non plus d’un trio...). L’improbabilité d’un retour gagnant a fait son chemin dans l’esprit des fans et des moins fans.

Ce n’est qu’en aout 2008 qu’on nous présente Steve Forrest, le 3ème batteur. On est perplexe. Pourtant les changements de line up dans les groupes de rock sont presque un passage obligé. Très peu n’en n’ont jamais connu, à croire qu’il est difficile dans ce milieu de garder une cohésion entre les personnes. Mais en terme d’image, on ne peut pas vraiment dire que ce nouveau batteur colle parfaitement à « l’esprit Placebo ».
Évidemment, c’est une considération très superficielle. Mais difficile d’occulter cet aspect là quand il s’agit de Placebo. L’image est une part importante de leurs préoccupations. Ces derniers temps, il semblait même que c'était leur seule préoccupation. Après tout, n’ont-ils pas tout fait pour nous faire croire à ce groupe seul contre tous, vivant une relation quasi-fusionnelle et sans nuages, alors même que tout s’écroulait ? Peu de groupes communiquent autant sur eux-même, et sur la relation des uns aux autres. Alors nous, bêtement, on y a cru. Nous avons donc observé l’arrivée du petit nouveau (22 ans à peine, tatoué, blond, californien) à ce poste très précaire d’un œil sceptique.

Son baptême du feu a eu lieu au Cambodge, lors d’un concert pour la bonne cause, dans un lieu magique. En coulisse, le groupe prépare la sortie du sixième album : photos pour la promo et pour le livret, documentaire pour la version deluxe etc... Placebo ne perd pas le nord, et organise son grand retour.

Tout le monde se pose la question : comment cet album va-t-il être accueilli ? On se doute que le groupe aussi se pose la même question.

Un accueil chaleureux ? rien n’était moins sûr. Il ne subsistait plus grand chose de la gloire passée de Placebo. Plus vraiment « indé », plus vraiment « très commercial »... difficile de dire si ils seront encore beaucoup à les suivre. Et qui seront ceux qui les suivront ?

Un grand ménage s’imposait.


Nouvelle com’


Cela commence par la communication avec ce public encore présent malgré tout, et très longtemps négligé. C’est sur scène que le groupe, plus amène qu’à l’accoutumée, présente ses nouvelles compositions, et sur un site officiel tout nouveau tout beau, il propose son premier extrait en téléchargement. Placebo semble enfin être entré dans le nouveau millénaire.

On glane des écoutes à droite à gauche, et on est pas particulièrement ravi par ce qu’il nous ait donné d'entendre pour le moment.

Après une écoute exclusive sur le site officiel, nous pouvons enfin juger ce nouvel opus.

Une première impression mitigée, mais une impression générale plutôt bonne. A quoi cela tient-il ?
Pas à un ensemble homogène et parfait. Pas à la présence en nombre de tubes en puissance . Pas à une prise de risque réelle et à des compositions audacieuses non plus.
Il y a du bon, du très bon, et du moins bon. 

Ça sonne comme du Placebo en tout cas, pas de doute.

La vraie bonne surprise vient d’une certaine fraicheur. L’impression qu’il y a de nouveau de la sincérité dans ce que fait Placebo.


A la conquête du soleil?


Le morceau qui ouvre les hostilités est puissant, suave et chaud. Kitty Litter séduit de suite.
On retrouve le groupe que l’on connait. La suite laisse plus d’interrogations. Des choeurs espagnols aux interludes tétris, en passant par des répétitions excessives, il y a de quoi déstabiliser.

Et pourtant, au milieu de ces montagnes russes faites de frivolités, de bizarreries et de compositions laborieuses, il y a la lumière:
Devil In The Details
, un très grand Placebo, beau à en pleurer, fort et sincère. Speak In Tongues tout en poésie, caressante dans ses paroles et la voix de Brian, admirable.
Puis vient le temps des chansons-thérapie, comme Bright Lights, Never Ending Why ou Breath Underwater. On s’image prendre une chaise, s’asseoir en face de Brian et Stefan et les écouter vous faire le bilan de leur vie. Quelque chose d’apaisé s’en dégage, comme après un long sanglot.

Il y a, on s'en doute, le travail d'un psy derrière tout ça. Mais on revient souvent à de la noirceur, dans les textes surtout. Même quand le son est sautillant, il est rarement question de bonheur. Ça reste du Placebo dans l’âme, et leur définition de l’optimisme est pour le moins qu’on puisse dire ...toute personnelle.
Julien n'est pas seulement noir, il est cruel. Et on en redemande.

Entre mélodies pop décomplexées qui vont comme un gant à la « nouvelle » voix de Brian, et confessions rédemptrices, on se surprend à avoir de nouveau envie de croire en ce groupe qui semble sincèrement
vouloir faire peau neuve.


Comme un ciel après l'orage...


Nous n'avons pas trouvé le soleil de midi dans cette bataille, mais quelques éclaircies entre deux averses de printemps.
Un ondée de fraicheur sur cette mare de cynisme qu’était devenu ce groupe qui vieillissait mal.
L’album, parmi les cuivres beatlesiens de Kings Of Medicine, conclut par
« I wouldn’t know where to begin » (je ne saurais par où commencer).
Je trouve qu’au contraire, ce n’est pas mal comme endroit pour tout recommencer.



Nad


PLACEBO de A à Z

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ODESSE 06/01/2010 16:18


Ben pas de langue de bois ici ! Ca change d'ailleurs, cette béatitude sur les artistes est pitoyable !

J'ai des années de retard avec Placebo, pourtant c'est ma génération mais je rattrape le temps perdu et l'endroit est idéal. On sait de quoi ils causent au moins !

J'ai tout englouti en moins d'un mois : CD, DVD , bouquins et revues presse. Placebo c'est lourd de sens, c'est riche de contradictions, c'est des influences qui me parlent et Molko est une
personne " haute en couleurs ".......on est très loin d'avoir la moindre petite idée de son moi profond !

Il est à mon avis l'intérêt majeur de ce groupe, outre bien sûr la musique évolutive et racée de Placebo. Mais son chanteur de par sa complexité et son charisme est unique.

Merci pour le site en tout cas....c'est chouette !


bettina 21/12/2009 21:34


cet album arrive comme une nouvelle chance, et quoiqu'on en dise placebo c'est brian molko. oui il a arrêté la drogue, l'alcool je suis pas sure car il a vraiment mauvaise mine, et la cigarette
encore moins (sauf sur scene)- la tournée de meds aux usa a valu la tête de steeve, je ne suis pas sure qu'ils se reproduisent la-bas et le malaise de brian a été le bienvenu finalement puisqu'ils
ont annulé leurs dates.


Tifenn 19/12/2009 17:36


J'ai une petite question très idiote qui me travaille depuis quelque temps loool =D
Je vois que Nat l'a fait remarqué dans se review et en même temps comment ne pas le remarquer, mais la voix de Brian a bien changé depuis l'album Meds même si déjà sur certain titre de cet album on
retrouve les mêmes tonalités que sur Battle, d'après vous c'est à cause de la clope ou il a juste expérimenté une nouvelle façon de chanter?
Je suis consciente que ma question est sans intérêt mais ça m'a perturbé quand même...

(Sorry pour mes commentaires inutiles mais bon j'aime bien =D)


Placebo Wordz, Paroles et traductions 21/12/2009 01:04


Aucune idée Tifenn, mais je pense que la clope joue beaucoup et aussi le fait qu'il ait envie de se démarquer des premiers albums, il faudra lui poser la question à l'occasion.

Pam


admb 12/07/2009 15:37

Je suis globalement d'accord avec la review de Nad et les commentaires (je suis une grosse bulle d'amour béni oui oui quoi). Par contre, moi j'aime bien le côté simplet de Come Undone ; j'adore pas mais j'aime bien. @ Kevin : t'inquiète pas, quand Brian sera vraiment méchant, je prendrais le relais pour le soutenir . Et pour répondre à cette question au combien capital : si, Molko fume toujours, et c'est vrai que comme tu le dis c'est trop un bad boy parce qu'il fumait dans un endroit où y avait une grosse pancarte d'interdiction (il a même fait signe à la caméra qui fait le blog vidéo de Stefan pour que ce soit filmé ; ben oui quoi, ça sert à rien d'être un rebelle si y a personne pour le voir !).

Placebo Wordz, Paroles et traductions 12/07/2009 15:45


Tu m'as ôté les mots du clavier pour le coup de la rebelle attitude du rocker qui fume devant une pancarte "interdiction de fumer", ça nous a bien fait marrer aussi .

Pam

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Ouais mais attendez! Y'avait des fulmigènes à proximité. Ils risquent leurs vies mais ils s'en foutent quoi! C'est des oufs dans leurs têtes!!! Même les lois anti-tabac, ça leur fait pas
peur!!! 


Nad 


Leni 11/07/2009 15:12

Ah, le mystère du départ de Steve Hewitt un peu plus éclairci ?? J'attends ça avec impatience ! C'est vrai qu'on manque pas mal d'info, et comme il n'y a que Brian qui s'exprime, ça fait pas forcément valide comme point de vue... Sans vouloir critiquer Brian (c'est vrai je fait partie de ces fans qui le vénèrent ), j'ai remarqué que des fois d'une interview à l'autre il va dire des choses plus ou moins contradictoires... Je ne suis pas satisfaite du semblant d'explications qu'il nous laisse sur ce départ.. mais bon, je pense qu'il sera difficile d'en obtenir plus.Sinon pour Mr Steve Forrest, malgré ma réticence quand je l'ai vu (O_O il sort d'où lui ??? lol), je suis contente qu'il fasse partie du groupe, il redonne de l'énergie,et puis je trouve qu'il n'essaye pas à tout prix de "remplacer " Steve Hewitt, il est naturel et on croirait presque qu'il a toujours été là. Attention  quand même, critiquez pas trop mon pauvre ti Brian parce que moi aussi jvais venir à sa rescousse Enfin on peut pas vous en vouloir d'être objectives (moi je ne le suis pas), et franchement y'aurait pas d'intérêt si vous ne l'étiez pas!